Octobre 2008 Les 20 Annéciens qui font Bouger leur ville. Sa première étoile au Michelin, l'an passé, à donné un coup d'accélérateur à la carrière de ce jeune chef de 39 ans, patron du restaurant "le belvédère".Cela à amené une nouvelle clientèle, plus exigeante. L'activité à évolué complètement. Ambitieux et passionné, il veut "continuer à monter en gamme".Pourquoi pas une seconde étoile ?
1 étoile Michelin Mars 2007
Journal de l'hôtellerie mai 2007. Une passion de toujours
"Avec Delphine mon épouse, nous formons une équipe. Elle est primordiale dans le restaurant. Je reste en cuisine, elle accueille les clients. L'étoile, je l'ai eu grâce à elle. Je peux me consacrer à ma cuisine pendant qu'elle gère la clientèle, le quotidien". Ses parents étaient restaurateurs à La Clusaz. Vincent Lugrin a toujours traîné en cuisine et voulu être chef. Sa famille a tout fait pour le dégoûter. Enfin, en désespoir de cause, Vincent est parti, à 15 ans, en apprentissage chez Marc Veyrat. "Il va en baver et se lasser." "C'est vrai, c'était dur, mais j'en suis encore ravi. J'ai commencé très fort, il n'y a pas plus haut pour moi que Marc Veyrat, j'ai eu beaucoup de chance. C'est mon mentor, un homme avec un coeur gros comme ça. J'ai poursuivi ma formation au Capucin Gourmand à Megève, chef de partie à l'Albert 1er, et à 23 ans, j'ai pris ma première affaire à La Clusaz. Je voulais faire du gastro et du savoyard, ce qui est relativement incompatible, car au fond, j'avais une ambition cachée : l'étoile. J'ai quand même eu un Bib. Enfin, en 2000, la vie en station n'étant pas facile, nous avons racheté Le Belvédère pour pouvoir profiter de nos 3 enfants, l'occasion d'un nouveau départ." L'étoile sur lhotellerie.fr Cependant, la reprise ne se passe pas sans difficulté. L'établissement est vieillissant, la clientèle l'a déserté. Point positif : la vue est à couper le souffle. De nombreux travaux sont réalisés et l'exploitation reprend, et connaît le succès. "Avec Delphine mon épouse, nous formons une équipe. Elle est primordiale dans le restaurant. Je reste en cuisine, elle accueille les clients. L'étoile, je l'ai eu grâce à elle. Je peux me consacrer à ma cuisine pendant qu'elle gère la clientèle, le quotidien. Pendant ce temps, je pratique non pas la cuisine mais mes passions : la création des plats, le travail des bons produits. Car, ce métier est trop dur pour le pratiquer sans passion. J'ai appris ma nomination par Madame Loiseau qui m'a envoyé un fax de félicitations. J'étais intrigué. Je me suis connecté sur le site de L'Hôtellerie Restauration et j'ai vu que j'avais l'étoile. Je suis parti remercier ma femme. Nous ne nous attendions pas à autant de reconnaissance de la profession", dit-il encore ému. Restaurant Le Belvédère 7 chemin du Belvédère 74000 Annecy Tél. : 04 50 45 04 90 www.belvedere-annecy.com
le figaro magazine mai 2007 GASTRONOMIE PLUS PRES DES ETOILES
Le belvédère : rigueur et création Vincent Lugrin ne l'attendait plus, et pourtant un matin de février, la nouvelle est tombée : un macaron au Michelin. Surprise, bonheur, reconnaissance. Pour ce Clusien débarqué à Annecy en 2000, voir son nom écrit dans le célèbre livre rouge fut comme un point d'orgue posé sur une partition. Une partition culinaire qu ‘il compose tranquillement mais avec talent depuis de longues années. Depuis l'âge de 16 ans et ses débuts comme apprenti chez Marc Veyrat. « Une rude école, mais qui m'a appris la rigueur, le sens de la création, la remise en question perpétuelle. Rien n'est jamais acquis en cuisine. Ni le macaron, ni la clientèle. Vous connaissez beaucoup de métiers où l'on est jugé deux fois par jour ? » Chef d'orchestre du Belvédère après avoir fait ses gammes au Capucin Gourmand à Megève, à l'Albert 1er à Chamonix, puis à l'Ourson, son premier restaurant, ouvert à La Clusaz, il a réussi à trouver son style, à s'imposer dans le paysage gastronomique du bassin annecien, qui compte quand même, désormais, cinq étoilés. Là, tout au bout d'un chemin raide, dans sa maison perchée au- dessus du lac, il a pris ses parques, refait la déco, installée des tables sur la terrasse posée en apesanteur au milieu des arbres entamé une longue ascension vers les étoiles. Jouant sur les notes sucré- salé, sa musique mêle les saveurs, les textures. Des émulsions pour plus de légèreté, des produits de saison, du poisson du lac …Petit morceaux choisis : glace à la tartiflette, omble chevalier au caviar d'Aquitaine, foie gras de canard à la vanille … Le résultat ? Une cuisine inventive, moderne, percutante. « Mon but principal est avant tout de sublimer les produits. Ceux de la région mais aussi ceux qui portent en eux les plus belles saveurs du terroir français. J'aime créer de nouveaux mariages sans pour autant tomber dans l'expérimental, par exemple, les mets à l'ozone qui fument tels qu'El Buli. » Partisan de la simplicité, Vincent Lugrin n'en a pas moins imaginé des symphonies de parfums étonnantes. Un seul exemple : ce havane au chocolat fourré à la mousse de café et servi avec un sorbet au cigare Montecristo n°4. Une pure merveille, pour un dîner sans bémol avec une vue plongeante sur le lac. V.F Le belvédère. Menue à partir de 32€. Route du Semnoz, 7, chemin du Belvédère (04.50.45.04.90 ;www.belvedere-annecy.com) | extrait de quelques articles de presse |
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|  | |  | | Médaille de bronze du Tourisme 2005 |  |
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